« L’Emploi Digne : un droit pour tou.te.s » la pétition de la JOC

Le 7 octobre 2017, à l’occasion de la journée mondiale du travail décent, la JOC lance officiellement la pétition en ligne et sa plateforme qui propose de découvrir l’intégralité des revendications du Cahier de Doléances. Toutes les actions menées depuis octobre 2016 (enquête, assemblées locales, les Comités des Jeunes Privé·e·s d’Emploi, Rassemblement National…) ont permis d’aboutir au constat suivant : La dignité au travail est à conquérir. Ce constat, la JOC le refuse. En effet, la dignité est ancrée en chacun.e et est éternelle. Jusqu’au 2 juin 2018, la JOC, ses militants (les jocistes) et ses partenaires seront mis à contribution pour diffuser la pétition sous forme papier comme numérique. Puis, la pétition sera remise au Président de la République et à celui du Parlement Européen.

La pétition et le site www.emploidigne.fr permettent de faire un pont entre la revendication n°1 « l’emploi digne : un droit pour tous et toutes » et les 39 autres du Cahier de Doléances. Ces 40 revendications sont toutes reliées entre elles pour présenter des solutions afin d’atteindre le but fixé par la doléance n°1.
Ces 40 revendications s’inscrivent dans cinq thématiques :
• Nous voulons mieux répartir le travail
• Nous voulons repenser nos manières de travailler
• Nous voulons faciliter l’insertion professionnelle des jeunes
• Nous voulons repenser notre système économique
• Nous voulons une réelle autonomie

 

Des partenaires qui nous soutiennent

De nombreux partenaires nous soutiennent pour ce lancement de la pétition :

  • l’ACO
  • ATD Quart Monde
  • CIJOC
  • CMR
  • Collectif éthique sur l’étiquette
  • Collectif Roosevelt
  • Les diacres en mission ouvrière et monde populaire
  • Mission de France
  • Mission de la Mer
  • Mission Ouvrière
  • MJCF
  • MNCP
  • MRJC
  • Les Petites Soeurs de l’Ouvrier
  • Secours Catholique – Caritas France
  • Secours Catholique – Young Caritas
  • UNEF
  • UNML

Le mot de la Présidente

Le 15 avril dernier, des milliers de jeunes se sont réuni·e·s pour témoigner de leur expérience, débattre ensemble pour créer des revendications afin d’améliorer leur vie. Notre Cahier de Doléances n’est pas une liste de recettes magiques, mais le signe fort d’une jeunesse engagée. Il représente l’espérance et l’aspiration des jeunes de milieu ouvrier et de quartiers populaires. La situation de travail de ces jeunes, en France, nous redit que l’égalité des chances est un leurre, voulant atténuer notre colère.

A la JOC, les 45% de jeunes de quartiers populaires privé·e·s d’emploi ne sont pas anonymes. Il·Elle·s ont un prénom, une histoire, un lot de souffrances liées à leur situation professionnelle et nous ne pouvons les ignorer. Les jeunes dont nous portons la voix se sentent trop souvent oublié·e·s des politiques publiques, laissé·e·s à la merci d’un système économique favorisant l’injustice. C’est pourquoi les jocistes ont réfléchi à des solutions concrètes et durables pour que chacun·e puisse accéder à une vie digne par le travail. Les inégalités grandissent dans notre société, les droits pour lesquels nos aîné·e·s se sont battu·e·s reculent. Face à cette situation, nous ne voulons pas baisser les bras, faire le choix du pessimisme et de l’individualisme. En JOC, nous croyons que nous avons encoreles moyens d’agir, avec d’autres, pour qu’enfin chacun·e soit pris·e en compte et que soit respectée sa dignité. Nous pensons qu’il est de notre responsabilité de lutter pour qu’un avenir meilleur soit destiné à chacun·e. Ainsi, dès la rentrée prochaine, nous allons agir au niveau local, national et européen, pour :

• Porter notre pétition
• Mettre en oeuvre notre Cahier de Doléances
Les jocistes, partout en France, s’organisent pour rencontrer des élu·e·s, des partenaires pour faire connaitre nos revendications.

Forts des 90 ans de longévité du mouvement, nous croyons toujours qu’en nous rassemblant, en sensibilisant la société civile, nous pourrons améliorer les conditions de vie des jeunes privé·e·s d’emploi digne. Nous, jocistes, nous souhaitons faire entendre que ces jeunes travailleur·euse·s valent plus que tout l’or du monde.

Lola MEHL, Présidente Nationale de la JOC