Ouverture du mémorial au bienheureux Marcel Callo

A l’occasion de l’inauguration de l’exposition du mémorial dédié au bienheureux Marcel Callo, qui s’est déroulé le 5 décembre 2021 à la basilique de Saint-Aubin à Rennes. Revenons ensemble sur le parcours d’un jociste, qui aujourd’hui encore, est une source d’inspiration pour la jeunesse d’Europe.

Marcel Callo est né à Rennes le 6 décembre 1921 et mort dans un camp de concentration nazi en Autriche le 19 mars 1945. Il est le cadet de neuf enfants et grandit dans un milieu chrétien. Il devient à 12 ans apprenti chez un imprimeur rennais. C’est au début de son adolescence que Marcel rejoint le mouvement des jeunes de sa paroisse et son enthousiasme religieux commence à briller. En 1936, à l’âge de 14 ans, il rejoint la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) de Saint-Aubín, où il s’épanouit.

Dans un monde ouvrier pourtant de moins en moins chrétien, il se passionne pour la vie spirituelle comme source de toutes les actions. Très à l’aise dans notre mouvement, il a rapidement exploité ses qualités de charisme. Devenu président du département, il assume les responsabilités que cela impliquait. Marcel Callo participe au congrès national de la JOC à Paris en 1937 réunissant 85 000 jeunes : un évènement qui le marquera tout au long de sa vie.

En 1943, il reçoit l’ordre de partir en Allemagne pour le service du travail Obligatoire. Il partit donc pour Zella Mehlis en Allemagne. Il continua clandestinement l’action catholique en organisant diverses réunions, messes, récollections… Un groupe de jeunes se forma autour de lui. Il était « missionnaire, pour aider ses frères jocistes ». Cependant, cette pratique était interdite par les nazis.

Le 19 avril 1944, Marcel est arrêté pour le fait d’être jociste. Les personnes qui l’ont arrêté précisent le crime dont il était accusé : il était « trop catholique » et « par son action catholique auprès de ses camarades, il a été un danger pour l’Etat et le peuple allemand ». Marcel est déporté au camp de concentration de Mauthausen en Autriche. Là-bas, il a été forcé d’y travailler 12 heures par jour, affamé et battu. Il contracte la tuberculose et la dysenterie et meurt le 19 mars 1945 à l’âge de 24 ans.

Saint Jean Paul II béatifie Marcel le 4 octobre 1987. C’est un hommage mérité pour celui qui est considéré comme le saint patron des jeunes travailleurs et des personnes souffrant de dépression.

Marcel Callo restera pour toutes et tous, un exemple de dévouement et de courage.