Témoignage d’une jociste de Corée

Témoignage d’HELENA KIM, 22 ANS, membre de la JOC de Corée !
Des paroles fortes qui font écho à notre campagne « Droits devant ».

Héléna Kim

Au début de l’année dernière, je suis tombée malade, je n’ai donc pas pu travailler pendant quelques mois. Une fois soignée, j’ai été employée par une société qui fait des dessins animés et j’y ai travaillé comme animatrice de dessin animé.
Mon travail était de créer des personnages et de les inclure dans une histoire. Cela exige de longues heures de travail, sur une période courte.

Pour ce travail, j’ai dû quitter mes parents et j’ai dû déménager. C’était la première fois de ma vie que je quittais mes parents pour vivre seul dans une autre ville.

Comme l’entreprise me l’a demandé, j’ai travaillé très dur : de longues heures en faisant souvent des heures supplémentaires. Mais j’ai continué à être traité injustement. On m’a demandé de travailler de plus en plus, mais je ne pouvais pas recevoir mon salaire pendant 6 mois.
Le patron a dit : « la situation financière de l’entreprise n’est pas bonne, donc je ne suis pas en mesure de payer les employés en ce moment, mais la situation va s’arranger rapidement.»
Je lui ai fait confiance. Mais je n’ai jamais reçu mon salaire.

De plus, mes horaires ne me permettaient pas de rencontrer des gens, j’étais tout le temps au travail. Je suis devenu déprimée et m’écroulais. Plutôt que d’essayer de surmonter la difficulté, je ne sortais pas de ma chambre. Mes jours et mes nuits étaient inversés et ma santé s’est de nouveau dégradée.

L’invitation à une rencontre de la JOC a été le tournant, moi qui était totalement seule et isolée, j’ai pu rencontrer d’autres jeunes.J’ai pu partager ma situation difficile pour la première fois. Les jocistes m’ont écouté, ils ont discuté avec moi et on a réfléchi à des solutions ensemble. Personne ne s’est moqué, j’ai été écouté avec sérieux. C’était très impressionnant.

Avec l’aide de la JOC, je pouvais prendre la décision d’arrêter de travailler dans cette société et de commencer à chercher une solution juridique à mes salaires impayés. J’ai trouvé un nouvel emploi et je suis arrivée à me remettre, à retrouver le sourire. Aujourd’hui, j’enseigne l’art aux enfants et j’ai repris mes études dans le domaine du travail social.

Maintenant, je sais que je ne suis plus seule pour faire face à tous les défis de la vie, qu’il y a la JOC avec moi et que si on fait le premier pas, tout est possible !