On prend les mêmes et on recommence  

Dimanche dernier, Emmanuel Macron a été réélu président de la République pour la seconde fois. Malgré la forte abstention, les électeurs ont fait barrage à l’extrême droite ! Mais nous savons qu’il faudra continuer à revendiquer nos droits et aussi militer pour en obtenir de nouveau. Le 1er mai, c’est la fête des droits des travailleurs et travailleuses, profitons des cortèges pour porter notre voix et celle de tous nos copains et copines.  

Un 1er mai pour nous les jeunes du milieu ouvrier :  

Emmanuel Macron ne nous a pas considérés dans son programme et n’a pas annoncé de véritable politique jeunesse. Lors de son mandat précédent, il a promu l’apprentissage, mais n’a pas aidé les apprentis à obtenir de nouveaux droits : un accompagnement durable, des bonnes conditions d’accueil et de formation. N’oublions pas que l’apprentissage est un premier pas dans le monde du travail, un premier pas dans la construction de notre projet de vie ! Il doit donc permettre une première embauche en CDI !  

La JOC continuera à se battre pour une vie digne et heureuse pour les jeunes du milieu ouvrier et des quartiers populaires !  

 Il a parlé à la jeunesse d’engagement en mettant en avant le Service National Universel et le Contrat d’Engagement Jeune ! 

Ces mesures ont été conçues sans tenir compte des jeunes et du sens que l’engagement a dans la vie de chacun et chacune. Elles partent du principe que : 

  • les jeunes doivent s’engager pour la République. 
  • pour donner envie de s’engager, il faut obliger l’engagement !  

Cependant, nous sommes convaincus que ce n’est pas la solution ! Pour s’engager, il faut en avoir envie ! Il faut aussi pouvoir avoir un travail digne, un travail qui nous permette de vivre et non de survivre, un travail qui nous permette d’avoir du temps pour aider d’autres. Quand on oblige un jeune à s’engager sur une période donnée en échange d’une indemnité, on permet juste au jeune de survivre. 

La JOC continuera à se battre pour que ces mesures soient abandonnées car elles n’ont pas été créées en prenant en compte les jeunes du milieu ouvrier et des quartiers populaires ! 

Pour favoriser l’engagement des jeunes, il ne faut pas demander aux jeunes de s’adapter à des organisations, il faut transformer les organisations pour que les jeunes puissent y avoir une place !  

Pour ce 1er mai, nous souhaitons à tous les jeunes du milieu ouvrier et des quartiers populaires une belle journée de revendications et de lutte pour conserver et acquérir de nouveaux droits !