Nomen et Benoît, confirmant et parrain jocistes

Nomentsoa, en 3ème à Poitiers, vient de recevoir le sacrement de la confirmation le dimanche 19 mai. Benoît, lui aussi jociste, est son parrain. Ils nous racontent chacun ce que cela représente.

Nomen

  • Pourquoi souhaites-tu recevoir le sacrement de la confirmation ?

Mes parents m’ont éduqué dans un environnement très religieux, c’est dans la continuité des choses. Ça me permet d’être plus prêt de Jésus, me rapprocher de lui. Avec mes amis de mon groupe d’aumônerie, on a décidé de faire notre confirmation ensemble.

  • Que faites-vous pendant vos rencontres de préparation ?

On se retrouve une fois par mois, on étudie l’Evangile, on étudie ce que c’est la confirmation. On nous prépare à être prêt le jour J. Des fois on nous donne une parole ou un texte et on en parle en petits groupes puis on met tout en commun.

  • Qu’espères-tu que la confirmation va pouvoir t’apporter dans ta foi et ton quotidien ?

J’aimerais que ça me permette de plus croire en Jésus et mieux comprendre ce qu’il nous a laissé.

  • Comment tu te sens chrétien dans ton quotidien ?

La chrétienté c’est un mode de vie, c’est une attitude à avoir. Ce n’est pas seulement aller à l’Eglise et prier, même si c’est important, mais c’est aussi aider les autres et s’aider soi-même.

  • Qui est Jésus pour toi ?

Jésus pour moi, c’est tout d’abord un ami avec qui on peut se confier, on peut tout lui dire. Dans la Bible, il nous a laissé pleins de messages qui sont vraiment important pour moi, comme « aimez-vous les uns les autres ».

  • Est-ce que la JOC te permet de nourrir ta foi ?

Bien sûr ! Avec la JOC, on nous permet d’apprendre à vivre notre foi au quotidien, aider les autres, essayer de faire le bien autour de nous. Quand on se retrouve en équipe, on parle de ce qu’on a vécu depuis la dernière fois, de ce qu’on a fait pour s’aider dans notre vie. Des fois on prend un texte d’Evangile, des psaumes… on les lit et on donne notre avis dessus. Ça me permet de mieux comprendre la parole de Dieu.

  • Pourquoi as-tu choisi un jociste comme parrain ?

Benoît je le connais depuis longtemps, je le considère même comme mon frère. C’est grâce à la JOC que j’ai pu le rencontrer.

Benoît

  • Qu’as-tu ressenti quand Nomen t’a demandé d’être son parrain de confirmation ?

Beaucoup beaucoup beaucoup de fierté. Je suis trop content ! Avec la JOC, Tsoa [la sœur de Nomen] est devenue ma meilleure amie. Sa famille, je la considère comme ma famille, et Nomen c’est un peu mon petit frère. Le fait qu’il me demande, ça me touche. Il m’a dit « je veux que tu sois mon parrain ». On m’avait déjà proposé d’être parrain pour un petit garçon que je connaissais bien mais j’étais au collège, on m’avait dit que j’étais trop jeune, et c’est quand même revenu là.

  • Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

Maintenant je le considère vraiment comme mon petit frère, ça me permet de pouvoir l’aider, de le voir progresser. Des fois il me parle de sa vie, ce que qu’il voudrait faire plus tard, et j’ai envie de l’aider. J’espère que ça va aussi m’aider au niveau de la foi parce qu’en ce moment j’ai un peu de mal à être présent dans la foi, je suis plutôt pratiquant pour les autres pour qu’ils aillent bien. Ce n’est pas que je laisse Dieu de côté, mais j’ai un peu de mal à prier, je me pose des questions. Pour Nomen, j’espère que ça va lui permettre d’aller plus loin, et si ça peut me rapprocher aussi de Dieu ça serait super. Dans la foi ou dans la vie, je veux lui transmettre des valeurs, des valeurs chrétiennes comme la générosité, la gratitude, la joie, le calme… J’espère que je pourrais lui apprendre beaucoup de choses. C’est ma fierté qu’il puisse compter sur moi.

  • Et ton parcours à toi ?

Moi je suis confirmé, je devais avoir à peu près l’âge de Nomen. Mon parrain m’a beaucoup accompagné. Il m’a fait changer. J’ai vu un homme bon, et j’ai voulu l’imiter. Quand tu t’éloignes de la mauvaise voie, c’est quand tu croise des gens qui sont sur la bonne voie et qui entraînent avec eux. Je vais essayer d’être la bonne voie pour Nomen.

J’avais demandé à recevoir la confirmation… je suis dans une famille chrétienne, je voulais continuer sur la lancé. Ça m’a aidé pour pleins de trucs, au niveau des valeurs notamment, pour devenir un homme bon en portant toujours ces valeurs. Le fait que ce qui fait la religion, c’est les bonnes valeurs, qui apportent des choses au niveau spirituel, mais aussi que ça nous apporte des choses dans notre vie de tous les jours, comme dans le JUGER en révision de vie. C’est ce qui me donne envie de croire, que ça apporte des choses dans notre vie de tous les jours. Je pense qu’on change le monde avec de bonnes valeurs : celle qui fait le plus de sens pour moi, c’est la gratitude, je m’aperçois que c’est toujours par l’aide de biais extérieurs que j’arrive à vivre, à ressentir des émotions. Sans mes amis, je n’ennuierais. Je remercie Nomen parce qu’il m’apporte de la joie. La nature autour de nous, c’est l’environnement qui nous fait vivre et on l’oublie un peu trop, comment on remercie pour ça. Quand on mange, c’est pareil, ça vient aussi de quelque part, il y a des gens qui ont bossé pour ça, et sans ça on serait mort de faim. Remercier, parce que si j’arrive à vivre, à sourire, c’est grâce aux autres. C’est ce qui nous permet d’avoir le plus de respect avec les autres. Le fait de remercier les gens, ça témoigne de l’amour qu’on leur porte. L’amour, c’est aussi ce qui permet de rendre le monde meilleur. Des fois j’ai peur dans l’Eglise de ceux qui pensent être dans la bonne religion, mais qui laissent les autres en arrière, ce n’est pas ce qui est porté.

  • Qui est Jésus pour toi ?

Jésus, c’est un peu un grand frère, un exemple à suivre pour arriver à transformer ce monde. C’est la sagesse, il nous apprend à être meilleur envers notre prochain. Il a porté des valeurs d’amour, de paix, de fraternité. Aimer les autres, ça ne produit que du positif. Comme toujours, il ne faut pas d’excès, sinon ça crée de la jalousie. Aimer, avec un amour très respectueux, c’est le meilleur amour qu’on peut porter à quelqu’un.

  • Comment la JOC te permet de nourrir ta foi ?

Heureusement qu’il y a la JOC pour me permettre de me poser sur ma foi, de vivre des « JUGER », de voir des jeunes qui croient en Dieu d’une façon qui m’interpelle : avec douceur et bonté. Ça me redonne confiance. Quand on voit les actualités, on se demande ce qui se passe dans l’Eglise. Ce qu’on fait à la JOC et qu’on ne fait pas assez à la messe, c’est des « JUGER » : à la JOC, quand on lit un texte de la Bible, on l’analyse, on se l’approprie, on le compare à notre vie, et ça me manque à la messe. Le prêtre nous explique le texte, mais on ne réfléchit pas par nous-même, ça ne fait pas sens. Dieu, il faut le trouver par soi-même. Les sentiments d’amour, de paix et de gratitude, c’est parce qu’on les ressent qu’on les comprend. Par exemple, on a beau expliqué ce que c’est scientifiquement la couleur bleue, si la personne est aveugle, elle ne comprendra jamais ce que c’est. C’est en étant soi-même qu’on découvre ces valeurs.