L'apprentissage est sans doute le terrain d'action qui caractérise le mieux l'engagement jociste. Dès 1928, la JOC et la JOCF mènent leurs premières enquêtes sur les apprentis et font campagne pour l'extension de la loi Astier encourageant leur formation. En 1947, le mouvement lutte pour « des apprentis libres dans une classe ouvrière libérée », il s'oppose au préapprentissage et réclame un véritable statut protecteur. Le meeting national des apprentis en 1974 et en 1976 ou Maniformation en 1990 sont autant de grands événements nationaux destinés à faire entendre la voix des jeunes en formation professionnelle. En 1994, à l'occasion du rassemblement « Pari apprentis », un livre blanc national des apprentis est réalisé et remis aux pouvoirs publics. La JOC y revendique un meilleur contrôle des conditions de travail des apprentis grâce à « un poste d'inspecteur chargé à plein temps de l'apprentissage ». Avec la prolongation de la scolarité obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans (loi de 1959), les jeunes scolarisés deviennent de plus en plus nombreux dans le mouvement. Cet état de fait pousse la JOC à s'intéresser au problème de l'orientation. Dès 1935, le mouvement ouvre son propre centre d'orientation professionnelle (l'un des premiers en France). Il sera intégré en 1945 à l'éducation nationale et deviendra le CIO. Aujourd'hui, la JOC poursuit ce combat. Elle réclame un contact plus précoce des jeunes avec la question de l'orientation et propose la mise en place d'un « passeport de l'orientation ».