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Pour un développement viable, vivable et équitable
Le développement durable, tout le monde en parle, c'est super à la mode. Mais c'est quoi au fond ? Explications.
L'idée est simple : pour être durable, le développement doit répondre « aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». C'est la définition proposée par la Commission mondiale sur l'environnement et le développement (lire l'encadré ci-dessous). à partir des années 1970, la nature est apparue comme un patrimoine essentiel à transmettre aux générations futures. On s'est aperçu que le modèle de développement occidental n'est pas viable sur le plan environnemental, qu'il ne permet pas de durer et de se développer : il provoque des changements climatiques, l'épuisement des ressources naturelles, la diminution de la biodiversité, des pollutions…Pour remédier à cela, trois points doivent être conciliés : le progrès économique, la justice sociale et la préservation de l'environnement. On distingue également trois catégories d'objectifs : ceux à traiter à l'échelle de la planète (rapports entre nations, individus, générations, etc.), ceux qui relèvent des autorités publiques dans chaque grande zone économique (Union européenne, Amérique latine, Asie...) et ceux qui sont de la responsabilité des entreprises.En ce qui concerne les entreprises, on parle de responsabilité sociale des entreprises ou de responsabilité sociétale. Selon ce concept, les entreprises intègrent les préoccupations sociales et environnementales dans leurs activités. En France, une loi relative aux nouvelles régulations économiques oblige en principe les entreprises cotées en bourse à inclure dans leur rapport annuel des informations sur les conséquences sociales et environnementales de leurs activités. On peut se demander si le développement durable est un concept réalisable. Certains le voient comme un catalogue de bonnes intentions qui devraient permettre, sans trop préciser comment, de combiner un ensemble d'exigences : amélioration de la qualité de vie, respect des droits et des libertés de la personne, renforcement des énergies renouvelables…Du coup, l'idée pose des questions et trouve parfois ses limites : comment, par exemple, définir les besoins des générations futures ? Les pays du Sud sont-ils impliqués dans la réflexion ? L'innovation technologique ne risque-t-elle pas de creuser le fossé entre pays riches et pays pauvres ?
Article paru dans Assez Zoné en juillet 2006
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