1927-2007 des combats incessants pour les conditions de travail
Depuis sa création, la JOC lutte pour améliorer les conditions de vie et de travail des jeunes de milieux populaires. Retour sur 80 ans d’action.
« Un jeune travailleur vaut plus que tout l'or du monde car il est fils de Dieu. » Cette phrase du père Cardijn, le fondateur de la JOC, illustre parfaitement les 80 ans de combat menés par le mouvement dans le monde du travail. La JOC a toujours lutté pour faire respecter la dignité de chaque jeune qu'il soit au travail, en formation ou au chômage. Depuis 1927, les enquêtes réalisées par la JOC dressent le même constat : les jeunes sont sousrémunérés, ils subissent des horaires à rallonges et des conditions de travail difficiles. Alors même que les règles d'hygiène et de sécurité ne sont pas toujours respectées. Les jocistes dénoncent les cadences infernales, un environnement de travail déshumanisant et une rémunération indigne. En 1950, l'action de la JOC permet d'obtenir une quatrième semaine de congés payés pour les jeunes de moins de 18 ans et une troisième pour ceux de moins de 20 ans. Dans les années soixante-dix, la JOC réclame la semaine de quarante heures, une cinquième semaine de congés payés et une augmentation des salaires. La JOCF insiste sur l'égalité hommes-femmes. Le mouvement conduit aussi une action spécifique pour les jeunes qui connaissent les conditions les plus dures. Grâce à la JOCF, les employées de maison obtiennent leur première convention collective. Les saisonniers reçoivent chaque année des informations sur leurs droits et un soutien lors des permanences saisons. Aujourd’hui, la défense des droits des jeunes travailleurs demeure une priorité du mouvement. à la suite de la campagne « Emploi : Atout jeunes ! », la JOC réclame une formation des lycéens au droit du travail et l'augmentation du nombre d’inspecteurs du travail.