[Violences urbaines] 5 ans après, la JOC continue d'armer les quartiers populaires
Le signal d’alarme déclenché par la
jeunesse en 2005 est resté sans réponse. 5 ans après, la JOC (Jeunesse Ouvrière
Chrétienne) dénonce l’immobilisme de l’Etat dans les quartiers populaires, notamment
en matière de politique pour l’emploi. La première association nationale de
jeunes de milieux populaires œuvre au quotidien en permettant aux jeunes d’agir
collectivement pour améliorer leurs conditions de vie.
« Je
n’ai pas vu de changement dans mon quartier depuis 5 ans. Il y a eu un début de
rénovation urbaine mais la situation sociale reste la même, constate Praveen,
24 ans, habitant de Villiers-le-Bel (95). La
suppression de la police de proximité est une erreur, elle garantissait un lien
social avec les habitants. Aujourd’hui on a une police de répression, elle
attise les violences au lieu de privilégier la discussion et la prévention. »
Il y avait déjà urgence à agir en 2005 et
la situation est encore plus alarmante aujourd’hui. Le problème de l’emploi des
jeunes n’a pas été réglé et le chômage de masse entraine une rupture entre la
société et des milliers de jeunes chaque année. Le plan espoir banlieue s’est
révélé être une coquille vide : les quartiers populaires sont toujours
inaccessibles en transport, l’égalité des chances reste un mythe et le problème
de la sécurité demeure irrésolu. L’Etat doit agir d’urgence pour prouver aux
jeunes de ces quartiers qu’ils comptent eux aussi.
Par son action dans les quartiers
populaires, la JOC donne les moyens aux jeunes d’agir ensemble pour améliorer
leurs conditions de vie. Soirées d’information, créations de permanences
emploi, activités culturelles et sportives… Les jeunes prennent leurs quartiers
en main et veulent en changer l’image. A la JOC, ils sont responsables de leur
association et font leur place dans la société. 5 ans après les émeutes de
2005, la JOC lance une campagne de deux ans «Libère tes choix !» pour améliorer
la capacité de choix des jeunes.