[RSA jeunes] Une mesurette pour la jeunesse mais rien pour l’emploi des jeunes
Les jeunes devront repasser pour espérer sortir de la
précarité et accéder à l’autonomie. L’entrée en vigueur du RSA jeunes ne
devrait toucher qu’une infime partie des moins de 25 ans au chômage ou en
précarité. Les heureux bénéficiaires pourront survivre mais rien n’est proposé
pour leur permettre d’accéder à un emploi stable, condition indispensable à
l’autonomie. Pour la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne), il est urgent de
développer en France une véritable politique d’insertion sociale et
professionnelle pour les jeunes.
Des centaines de milliers de jeunes sont oubliés par cette
mesure. Combien d’entre eux peuvent prétendre avoir travaillé à plein temps
plus de 24 mois au cours des trois dernières années ? L’immense majorité des jeunes
en précarité devront continuer à se débrouiller seuls, souvent sans aucune aide
financière, sinon celle de leurs parents lorsqu’ils le peuvent. Le RSA ne peut
pas être présenté comme la seule réponse à la situation critique que connait la
jeunesse aujourd’hui.
Contrairement à l’image d’assistés qui leur est souvent
associée, les moins de 25 ans ont envie de travailler afin d’accéder à
l’autonomie. Les propositions du Livre vert pour une politique jeunesse
laissaient présager une action volontariste de l’état en faveur de l’emploi des
jeunes. Mais plus d’un an après, rien n’a été fait. L’emploi des jeunes est
dans une situation alarmante et menace l’avenir de toute une génération.
Des solutions concrètes existent. La JOC continuera à porter
ses propositions pour l’emploi des jeunes : la lutte contre les contrats
précaires, la formation des jeunes à leurs droits, la sécurisation des parcours
professionnels et le développement de l’accompagnement vers l’emploi. Les
jeunes de milieux populaires ne peuvent pas se satisfaire de mesurettes.