Retraites : les jeunes ne veulent pas être les dommages collatéraux
Tous les jeunes ne font pas de
longues études et n’évitent pas la précarité. C’est pourtant ce que laisse
penser le gouvernement dans sa réforme des retraites. La JOC (Jeunesse Ouvrière
Chrétienne) regrette qu’elle ne prenne pas en compte les jeunes entrant tôt dans
la vie active ou connaissant de longues périodes de précarité. Ceux qui
commencent à travailler à 18 ans devront travailler 44 ans pour partir à la
retraite. Auraient-ils du faire un bac +5 pour ne pas avoir à travailler plus
?
« Dans sa forme
actuelle la réforme des retraites est profondément injuste. Les milliers de
jeunes qui commencent à travailler à 18 ans ou avant en seront les premières
victimes, constate Stéphane Haar, Président de
la JOC. Les apprentis, dont les droits à la
retraite ont déjà été entamés en début d’année sont une nouvelle fois en ligne
de mire. Aujourd’hui, on semble dire aux jeunes qui entrent tôt dans le monde du
travail et qui font souvent les métiers les plus pénibles, qu'ils ne comptent
pas ! »
Les périodes d’inactivité forcée ou
de grande précarité (CDD, intérim, stage…) conduisent les jeunes à acquérir des
droits à la retraites très incomplets. Pour eux, l’âge de départ à la retraite
risque d’être reporté encore plus loin que 62 ans. Le passage de 4 à 6 semestres
validés par la solidarité est très insuffisant. Le cœur du problème est l’emploi
des jeunes : un domaine pour lequel plus rien n’est fait depuis longtemps
!
Pour cette réforme, le dialogue
social n’a pas été respecté. La JOC regrette que les jeunes n’aient pas été
consultés alors que le gouvernement n’a eu de cesse de répéter que cette réforme
était faite pour eux. Pour faire entendre la voix des jeunes, la JOC a créé avec
19 autres organisations le collectif « La retraite, une affaire de jeunes !
»