Les intervenants du 2 mai expliquent pourquoi ils ont répondu présent
Plus de 12 heures de débats sont au programme de « La jeunesse [ça] se cultive». Grâce aux 11 forums participatifs répartis dans trois chapiteaux, les jeunes pourront prendre la parole et donner leur avis sur des sujets tels que le téléchargement illégal, la reconnaissance des jeunes dans le monde du travail, les freins à l'accès à la culture et aux loisirs... A chaque fois, des invités apporteront leur point de vue. Au mois d'avril, sept d'entre eux ont expliqué dans Assez Zoné pourquoi il avaient accepté de participer à l'événement.
Bernard Thibault, Secrétaire général de la Confédération générale du travail « Il est important pour les syndicats d’être présents avec les jeunes qui agissent et réfléchissent à l’avenir. Que la JOC réunisse autant de jeunes sur ce thème montre une continuité entre les combats d’hier et ceux d’aujourd’hui. Les jeunes n’acceptent plus l’empiètement du temps de travail sur le temps pour vivre et se cultiver. C’est un signe d’espoir car cette exigence est pleinement partagée par la CGT. »
Laurent Honel, membre des Fatals Picards « J’ai accepté de participer au débat sur le piratage parce que nous prenons généralement position pour le téléchargement dans la mesure où il permet aux gens de découvrir le groupe. Par contre, il faut prendre conscience du processus de création d’un album pour voir qu’il y a des gens qui en vivent. Je trouve important que des jeunes s’engagent pour l’accès à la culture, c’est ce qui fait la différence entre la civilisation et la barbarie. Et puis on a un président qui affiche un mépris pour la culture en général, ce qu’on avait jamais vu auparavant. »
Philippe Meirieu, pédagogue, professeur des universités en sciences de l’éducation. « Les jeunes ne peuvent choisir ce qu’ils ne connaissent pas. Ils ne sont pas attirés par des propositions dont ils ignorent l’intérêt et le plaisir qu’on peut y trouver ! Il reste de nombreux obstacles matériels et financiers qu’on ignore trop souvent ! C’est pourquoi tout est encore à faire, il faut trouver de nouvelles voies d’accès à la culture et aux loisirs pour démocratiser l’intelligence et la créativité. Les jeunes doivent pouvoir, plus que jamais, s’investir dans des domaines où ils sont, tout à la fois, respectés et responsables. »