La JOC déplore une généralisation du travail du dimanche
Le texte de loi sur le travail le dimanche a été adopté ce mercredi 15 juillet par l’Assemblée nationale. En légalisant le travail le dimanche, notamment dans les zones touristiques et les agglomérations de plus d'un million d'habitants, il représente une véritable menace pour l’accès des jeunes à l’autonomie.
La JOC regrette qu’il favorise le travail des jeunes le seul jour qu’il leur restait de libre pour mener une véritable vie sociale. Fonder une famille, voir ses amis ou avoir des loisirs deviennent très difficiles lorsqu’on travaille tout le week-end.
«Le système de volontariat pour travailler le dimanche est une hypocrisie totale. Dans les faits, un jeune ne pourra pas refuser de travailler sans risquer de perdre son emploi, affirme Stéphane Haar, président de la JOC. Si un salarié est obligé de travailler le dimanche pour vivre décemment, c’est que son salaire n’est pas suffisant.»
à l’heure où l’on soupçonne les jeunes de manquer de repères dans la société, il est paradoxal de supprimer le repos dominical, ultime cadre commun avec la famille. Pour les moins de 30 ans qui sont dans une période de construction de leur personnalité, le dimanche prend encore plus d’importance. Supprimer cette garantie pour les jeunes d’avoir un peu de temps à consacrer à leurs proches, à des activités culturelles ou de loisirs, c’est mettre en danger leur épanouissement personnel, leur capacité d’ouverture aux autres et au monde qui les entoure.
Chez les étudiants, la situation est alarmante. Une grande partie d’entre eux est déjà contrainte de travailler toute la semaine parallèlement aux cours pour financer leurs études. Pour eux, le dimanche est le seul moment de libre dans la semaine pour se divertir, quand ils ont fini leur travail scolaire. Si elle est adoptée, la nouvelle loi interdira ce dernier répit à un grand nombre d’entre eux.