Claire Ly, Henry Quinson et Gérard Miller s'expriment avant le 2 mai
Imaginez. Samedi 2 mai 2009, 12h45, Parc départemental de La Courneuve (93) : l'événement «La jeunesse [ça] se cultive»est lancé depuis bientôt trois heures dans une ambiance de folie ! C'est au tour des grands témoins de monter sur scène. Claire Ly et Henry Quinson sont venus partager leur expérience avec les milliers de jeunes présents. Leur prise de parole est animée par Gérard Miller. En attendant le grand jour, ils ont raconté au mois d'avril dans Assez Zoné pourquoi ils seront présents le 2 mai.
Henry Quinson, ancien cadre à la salle des marchés de la Banque Indosuez, il est devenu moine et s’est installé dans les quartiers nord de Marseille. « Etre invité par des jeunes, c’est un privilège. Je suis moi-même au contact de jeunes de quartiers populaires. Les milieux populaires sont traversés par des tendances lourdes qui sont les tendances de demain pour la France. Je voudrais en parler le 2 mai. Avec la communauté, nous sommes très engagés sur l’accès à la culture. En France, il existe une ségrégation territoriale où le projet républicain est transformé en fuite du plus pauvre que soi. Nous essayons de favoriser la rencontre pour éduquer ceux qui ont plus à la richesse de ceux qu’ils rencontrent dans les quartiers. L’échange culturel doit se faire dans les deux sens. »
Claire Ly, a été internée dans un camp des Khmers rouges au Cambodge. Elle s’est convertie au catholicisme et enseigne le bouddhisme à l’Institut de Sciences et Théologie des Religions. « J’ai accepté d’intervenir le 2 mai d’abord pour la jeunesse. Je partage avec la JOC l’idée qu’on ne peut pas aller à Dieu sans passer par l’Homme. Je suis sensible aux questions que vous soulevez avec votre thème d’année. La culture, c’est ce qui nous structure en tant qu’être humain. La JOC pointe quelque chose de très important par rapport à la mondialisation. Pour moi, une des questions essentielles, c’est de savoir comment la culture judéo-chrétienne peut rencontrer d’autres cultures.»
Gérard Miller, psychanalyste et chroniqueur dans les médias « J’ai accepté de participer à cette journée parce que je me suis toujours senti bien avec les militants de la JOC. Moi qui ne suis ni pratiquant, ni croyant, j’ai toujours trouvé auprès d’eux un engagement qui fait écho au mien quand j’avais leur âge, et une gentillesse qui n’est pas sans grandeur. La culture, c’est d’abord une affaire personnelle mais c’est aussi un combat qu’on mène avec les autres. D’où l’intérêt de cette mobilisation du 2 mai. »